Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 01:23

Soirée électorale positive. Nicolas SARKOSY n’est plus président de la République.


La défaite du sortant était implicite dès le premier tour de cette élection présidentielle. Elle était nécessaire mais pas suffisante car les difficultés nous menacent.


Une nouvelle majorité parlementaire large doit naître qui soit le réel reflet de la diversité des choix qui ont permis la victoire. C’est le seul moyen de redonner au pouvoir législatif le poids qui est le sien dans toute démocratie équilibrée.
Le président élu vient de déclarer qu’il remerciait les « humanistes » qui lui ont apporter leurs suffrages.

 

Merci, mais il faut passer à l’acte et ouvrir, dès juin 2012, une modalité nouvelle de désignation des députés. Les changements promis doivent pouvoir s’expriment dans leurs diversités et des majorités d’idées thématiques  se constituer en permanence pour avancer sans pertes de temps inutiles.


Au lieu de laisser aux partis politiques le monopole des candidatures à la députation selon les règles et les usages habituels et controversés, il faut en arriver à la transparence, réaliser les conditions d’une parité réelle et promouvoir l’innovation. La délégation pour cinq ans donnée à un député ne correspond plus aux besoins d’une réalité économique, financière, sociale, culturelle, industrielle, nationale et internationale qui bouge sans arrêt. Le contrôle continu des citoyens sur les députés est une exigence moderne qui peut être engagée sans courir le risque du mandat impératif.


Pour dire les choses simplement, le Parti Socialiste ne peut tirer un avantage exclusif de l’élection de François HOLLANDE sans donner toutes ses chances, en nombre suffisant, aux différentes vues politiques miscibles qui ont concouru à sa victoire.


Faire appel  aux sensibilités à l’intérieur du PS  c’est bien mais il faut aussi  impliquer la démarche créative du Front de Gauche. Plus encore, ceux qui ont eu le courage d’exprimer l’urgente nécessité de rompre avec le régime sortant bien que ne reconnaissant pas dans l’excessive simplification qu’est la bipolarisation de la vie politique doivent être accueillis, reconnus et respectés.


Pour cela, dès juin 2012, sans qu’un vote préalable de l’Assemblée Nationale soit nécessaire, il est possible d’instaurer, par décret, en plus des candidatures issues des partis politiques traditionnels, des candidatures d’union nationale, sans augmenter le nombre de députés. Pour donner du sens et un contenu à ces candidatures il faut revisiter les pratiques des premiers républicains et appeler, circonscription par circonscription, les citoyens à rédiger et adopter, par vote secret,  des cahiers d’exigences qui diront ceux que veulent les citoyens, à la base. Nous pouvons faire confiance à la probité et l’indépendance de notre justice de proximité pour assurer la bonne tenue de ces assemblées primaires d’arrondissement et garantir l’égalité d’expression de tous. Les associations d’éducation populaire qui disposent d’expertises reconnues, pourraient également contribuer au bon fonctionnement et à la mise en œuvre de cette démarche démopédique. Les cahiers d’exigences serviront de contrat de mandature aux candidats ainsi désignés à la députation.


Afin de ne pas tomber dans le piège des « rapports de force » sur lesquels se construisent des majorités composites débouchant sur des alliances parfois équivoques, ce n’est qu’une fois que ces cahiers d’exigences seront adoptés qu’il sera possible, en toute sécurité, de désigner ces candidats à la députation, obligatoirement une femme et une homme, par tirage au sort, circonscription par circonscription.


Toutes les personnes qui auront validés ses cahiers d’exigences et qui acceptent d’être candidates à l’élection législative de juin 2012,  pourront s’inscrire. Ce n’est qu’ensuite qu’elles seront  désignées de façon impartiale et transparente, par tirage au sort sous contrôle.


Le réalisme c’est aussi de sortir des sentiers battus.
Régis ROQUETANIERE

 

Militant d’Attac 86, s’exprimant à titre personnel.
Ancien compagnon de route de Michel JOBERT.

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Mercredi 21 mars 2012 3 21 /03 /Mars /2012 19:08

Au lendemain de la saisissante manifestation de la Bastille, il n’est pas risqué de conclure que l’appel au Peuple a été entendu. La campagne présidentielle peut  maintenant changer de niveau et viser loin.  Désormais tout est possible. Il y a cependant une condition : ne  pas renouveler l’erreur d’analyse à l’issue du vote du 29 mai 2005.


Ce 18 mars nous n’avons pas assisté à une manifestation de la gauche contre la droite. Cela allait beaucoup plus loin. Des citoyens, libres, conscients et justement inquiets de leur avenir sont venus dire qu’ils sont prêts à contribuer à la construction d’un élan politique neuf. Ils connaissent leurs droits. Ils sont parfaitement informés. Ils savent ce qui ne va pas dans notre pays comme dans l’organisation du monde. Ils acceptent de s’impliquer à condition que le pouvoir qu’ils appellent de leurs vœux respecte leur liberté. Ils n’ont nulle envie de se faire étiqueter. Ils ne militent pas les yeux fermés. Ils ne cherchent pas un poste. Ils exigent des changement profonds et concrets, tant dans la vie démocratique que dans les choix politiques à venir. Ouverts mais rebelles aux mots d’ordre et à toutes les manipulations ils veulent décider, en permanence, sur tous les sujets. Ils savent qu’ils sont légitimes et seuls détenteur du pouvoir légitime

.
Pour rester maître du changement, le processus constitutionnel proposé n’est pas suffisant. Il doit être précédé d’un très large renouvellement de la vie publique. Les citoyens doivent être mis en situation de porter au pouvoir les mandataires qu’ils désigneront en toute liberté. Mettre fin  aux carrières électorales, au cumul des mandats et à toutes les mauvaises pratiques de notre démocratie verrouillée consiste à instaurer, sans délais, la désignation paritaire des candidats à l’élection législative.  Cela concernera ensuite les autres élections. Mais dès à présent, les responsabilités doivent être attribuées non plus en raison des appartenances politiques ou des accointances avec les lobbies ou les pouvoirs occultes, mais sur proposition motivée des citoyens. Ce sont les citoyens et non plus les partis politiques qui doivent décider des candidatures à la prochaine élection législative, au niveau de chaque circonscription, en toute liberté, en toute transparence et en toute impartialité. Il faut avant tout décider d’une procédure simple et transparente. Partant de la rédaction et de l’adoption de cahiers d’exigences par eux-mêmes , à la base, au niveau de chaque circonscription, les citoyens, désigneront leurs candidats volontaires à la fonction, par tirage au sort. 


Rien de solide ne se construira sans une sincérité démocratique incontestable. Cela veut dire que les initiateurs de la manifestation du 18 mars doivent faire preuve d’un immense courage et se montrer audacieux. Ils ne peuvent passer outre à la sommation reçue. Les accords électoraux conclus avant la campagne présidentielle sont caducs car ils ne reflètent plus la situation présente. Tous les candidats pressentis doivent être remis en cause. Il faut amener toutes les organisations progressistes à traiter cette question qui conditionne l’effectivité de la transformation politique attendue. C’est le prix à payer pour faire réellement du neuf et répondre honnêtement à la demande sociale commune. Tout autre biais tactique nuirait à la dynamique populaire encore très fragile.


Il serait donc fâcheux que par un souci d’efficacité mal compris, les mots d’ordre et les vielles habitudes  électorales des partis politiques à l’origine de la cette splendide manifestation soient maintenus en usage. MELENCHON s’est adressé au Peuple. Il n’a pas dit « nous ferons » mais « il appartient au citoyen de faire ». La diversité républicaine est recherchée. Chacun à le droit et le devoir de s’exprimer. La parole doit  être largement distribuée, prioritairement à ceux qui n’ont pas l’habitude d’intervenir. Rassembler ce n’est pas accueillir les siens  mais s’ouvrir aux autres comme nous avons su le faire contre le projet de Traité Constitutionnel Européen en 2005. Rendre miscibles toutes les initiatives  de progrès ne peut qu’enrichir la rupture proposée.  Le discours volontariste et bref de la Bastille n’a apporté aucune solution concrète. Il a indiqué une direction. Il nous a enjoint  de dépasser les offres électorales traditionnelles afin de prendre en compte les préoccupations matérielles, morales, politiques et culturelles de notre temps. Personne n’est plus en mesure de dire au citoyen ce qu’il doit faire. Les partis politiques doivent se mettre en réserve le temps de prendre l’exacte mesure de cette situation nouvelle. C’est désormais au Peuple de parler et de choisir son destin. A personne d’autre.


Régis ROQUETANIERE,
Militant Attac 86, s’exprimant à titre personnel.

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Vendredi 2 mars 2012 5 02 /03 /Mars /2012 18:46

Voter est une affaire personnelle qui engage pleinement celui qui dépose son bulletin dans l'urne.

Le droit de choisir un candidat n'occulte pas le sujet de fonds : comment faire vivre vraiment la démocratie.

L'élection présidentielle n'est pas un temps fort de la démocratie. C'est seulement un rite illusoire qui nous astreint  à faire  semblant de choisir. Les citoyens en sont réduits à désigner le moins mauvais des candidats parmi ceux que les partis politiques leur impose.

Pourquoi est-il interdit au citoyen de mandater lui-même le candidat qui défend une orientation qui a sa préférence ?

Il ne serait pas sans intérêt d'interroger tous les candidats à l'élection présidentielle.

La question pourrait prendre la forme suivante : vous engagez-vous, suite de l'élection présidentielle, à favoriser la désignation des candidats à l'élection législative par un tirage au sort, paritaire, ouvert aux signataires de cahiers d'exigences adoptés et validés au niveau de chaque arrondissement.

Les partis politiques pourront bien sûr présenter leur candidat.

 

Les citoyens seraient placés devant une responsabilité neuve :

 

1.    voter pour un candidat pistonné par les partis politiques
2.    voter pour un citoyen désigné de façon impartiale sur la base d'un contrat de mandature reprenant les orientations des cahiers d'exigences.

 

On verrait qui veut que rien ne change.

 

On saurait qui fait confiance au peuple.

Enfin serait donné le signe CLAIR qui mettrait fin au système oligarchique qui a détruit notre démocratie.

Fin des connivences au service des intérêts marchands et financiers dominants qui pourrissent notre vie politique.

 

Régis Roquetanière

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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 19:47

Ce 21 février 2012, lors de l’adoption du Mécanisme Européen de Solidarité nous, citoyens, avons  assisté impuissants à un crime contre la démocratie dont les responsables sont à égalité la majorité pour l’avoir suscité et l’opposition pour avoir laissé faire.
 

 

Les citoyens sont les seuls et exclusifs détenteurs de la légitimité démocratique. Ils ont donc le DEVOIR de s’insurger.  Nul ne peut parler à leur place, définitivement, malgré ce qui a été décidé ce 21 février.


Ce qu'on appelle encore la gauche n'a plus de signification. Une minorité convaincue bat les estrades en ressassant de vieux concepts inapplicables dans une économie hyper mondialisée. Le gros des troupes sociale-démocrate est déjà d’accord pour appliquer ce qu’elle combat.


Le peuple est accablé, désorienté, désireux de faire du neuf. Rien  de significatif n’apparait qui pourrait l’aider à accomplir la gigantesque transformation nécessaire. Ce qui l’oppresse est tellement  puissant qu’il doute de sa capacité à vaincre et donc à s’engager. Il a tord de ne pas avoir confiance en lui-même. Le peuple sait qu’on fait fausse route en divisant les français entre eux. Il sait que les français ont des d’intérêts matériels , moraux , culturels communs. Il sait que les conditions de travail n’évolueront, que les conditions de vie ne s’amélioreront, pour le plus grand nombre y compris pour les générations qui montent, qu’à condition que chacun soit appelé à faire un juste effort. Le peuple sait qu’on ne peut réussir les transformations nécessaires que si l’on en appelle au respect et à la responsabilité de chacun, alors que cela n’est au programme de personne.


Qui peut sérieusement penser que toutes les pesanteurs, les intérêts catégoriels, les mauvaises habitudes se réformeront par le simple jeu "démocratique" c'est à dire le vote, les grèves,  les pétitions, un changement de majorité ou par la "lutte politique". Ce sont là des voies de garage comme le fût l'alternance, comme le fût le remplacement du septennat par le quinquennat, comme le serait un changement de constitution qui prétendrait régler miraculeusement et par avance les imperfections des institutions actuelles sans s'attacher à dénoncer la responsabilités des hommes dans la perversion actuelle de la démocratie, sans remettre en cause par eux-mêmes le rôle et la place de l’homme dans de futures institutions.

La seule chose qui rend possible la transformation de l'existant politique est en face de nous, quand nous nous regardons dans la glace : Est-ce que j'accepte cette situation ? Est-ce que je veux la remettre en cause concrètement?

La question qui vient immédiatement c'est: quand ? et comment ?

Il serait outrancier de fixer le pourquoi. C'est aux citoyens de le définir en direct, sans le filtre de ceux qui parlent depuis toujours à leur place.

A la question quand ? la réponse sonne : maintenant, AVANT l'élection présidentielle.

Nous arrivons au moment où les citoyens ont le devoir d’agir. Ils n'attendent rien de la présidentielle qui est une affaire de partis et de gros sous. Ils savent que l'élection législative qui suivra ne changera pas grand chose. Ils sont prêts mais buttent sur le «quoi faire ».

Mille et une initiatives se construisent ici et là mais rien de fort ne se dégage. C'est tout à fait normal. Ces initiatives ont un chef, un groupe de tête, un début d'organisation et proposent un chemin balisé, celui de leurs rêves ou de leurs fantasmes, de leur revanche, de leur impuissance  ou de leur naïveté. Une fois de plus  ces initiatives s'adressent au citoyen consommateur d'offres politiques et proposent leurs produits.

C’est l'inverse qu'il faut faire : donner résolument la parole au peuple c'est à dire la possibilité matérielle et effective de se réapproprier son destin, d’expliquer lui-même ce qu'il veut. Il n'est pas besoin d'attendre plus longtemps. C'est maintenant, dans les jours qui viennent, qu'il faut renverser la classe politique dans son ensemble, sans détail, par une véritable insurrection civique. Obtenir le départ immédiat de tous les députés est un objectif concret, focalisateur.

 

Ce qui c’est passé ce 21 février justifie l’action : ils sont tous coupables.


Si cela indispose quelques amis, c’est sans importance : on entre en résistance en regardant droit devant.

Pourvoir au remplacement des députés, AVANT l’élection présidentielle, par des citoyens désignés paritairement par la base suppose l'application d'une procédure, simple, la même pour tous. Celle-ci sera acceptée d'emblée par les citoyens (par la classe politique cela n’a aucune importance) à condition  que la manière de procéder soit claire et transparente. Personne ne doit être avantagé en fonction de ses relations, de sa culture ou de ses engagements passés. Il s'agit de servir. Les citoyens doivent écrire ce qu'ils veulent, au niveau de chaque arrondissement puis rédiger et valider un cahier d'exigences qui trace la route.  Ensuite et ensuite seulement, il faudra désigner les candidats à l'élection législative, un homme une femme, par circonscription, par tirage au sort parmi les volontaires qui acceptent cette responsabilité.  Fin du lobbying et de l’influence de tous les groupes de pression.

Les citoyens seront alors placés devant une offre quasi référendaire : choisir un candidat ou une candidate désigné par les citoyens ou, voter pour un candidat pistonné par les partis politiques. Le rejet de la politique telle qu'elle se pratique ouvre un avantage considérable aux citoyens-candidats.

L'approbation des citoyens pour cette démarche purement civique permet aussitôt d’ôter la maitrise de la présidentielle aux forces politiques traditionnelles...

 

Enfin quelque chose bouge !

 

Tout peut encore arriver.


Régis ROQUETANIERE

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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 17:42

Pour s'opposer au Mécanisme Européen de Stabilité (MES), la terrible règle d'or, une voix doit s'élever, en séance, pour démontrer et affirmer que les députés n'ont reçu  aucun mandat du peuple pour adopter ce texte.

Il s'agit de rappeler à la représentation nationale qu'elle n'a pas capacité à voter une loi dont les mécanismes proposés interdisent au peuple souverain de décider de son sort, à l'avenir.

Cette aliénation  de la souveraineté populaire constituerait une forfaiture.

La délégation que détiennent les élus des citoyens en serait en droit  et immédiatement rompue.

Le pouvoir exécutif qui a décidé d'inscrire cette question à l'ordre du jour a franchi la limite de la légalité mais, l'Assemblée nationale qui entérinerait ce texte deviendrait, aussitôt, complice et illégitime.

Il impossible de s'opposer au texte instaurant le MES par la voie parlementaire compte tenu du contexte politique et  de la composition actuelle de l'Assemblée Nationale.

Le Rubicon franchit, la dissolution de l'Assemblé Nationale devient immédiatement légitime.

Il faut exigeralors que cette dissolution ait lieu, AVANT, l'élection présidentielle.

Afin de rendre possible une recomposition politique de grande envergure il faudra engager la souscription d'un programme écrit au niveau de chaque comité primaire d'arrondissement, dans le but de restaurer la souveraineté populaire et d'assurer le développement d'un pacte social renforcé en phase avec son temps.

 

Régis Roquetanière

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